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Les Forêts Mentales, groupe Orchidée

Scène libre : Aventure

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RP posté le

- Tout doux,Horvàt ! Bordel ! C’est que ça t’prend comme une envie d’pisser hein ? C’serait pas une défection par hasard ?

Dans Belgrade la dégradée, le chef bourru par excellence louche avec méfiance sur le déboulonné. Les rouages de son cerveau se mettent néanmoins en branle avant qu'il n'y aille de son petit discours.

- Trimbaler ses miches seul dans c’merdier c’pas une très bonne idée ça,mon p’tit gars ! J’ai besoin d’mes hommes ici ouèp, mais si c’que tu dis est vrai… P’tet bien qu’ça pourrait empêcher toute cette pourriture d’bouffer not’coin d‘paradis, pas vrai ? Mmh laisse-moi réfléchir… J’connais p’tet un mec. Un merco du genre solitaire. Lasko qu’il s’appelle, ouèp. L’est pas resté longtemps dans les parages, mais y nous a pas mal aidé à une époque contre la foire aux monstres. On l’a plus r’vu après ça. N’empêche qu’les ragots disent qu’il a vaincu une sorte d’lynx à trois têtes lorsque l’œil noir de la curiosité a bouffé la grande ourse, là-bas au-dessus de l’aiguille du midi à l’est ; et qu’il est maudit depuis… Vrai ou pas, j’sais pas, mais p’tet qu’il pourra t’aider.

Une toux bien grasse manquerait presque de l'achever sur place.

Page après page, rien ne vient hormis les larmes qui perlent aux yeux jusqu’à tracer des sillons sur les joues sales de la boiteuse. Des larmes avec un sentiment de perte. Puis surtout des remords et des regrets, et peut-être bien aussi de la culpabilité. L'un allant rarement sans les autres.

Partir pour comprendre serait une mauvaise idée. Il y a là comme un mur invisible qui l’emprisonne, ce fil ténu qui la retient au palanquin et au sauveur des âmes perdues aux corps abîmés, réparés grâce à une décoction aussi noire et visqueuse qu’une huile de moteur. Ne lui doit-elle pas la vie ? Et puis, il y a le fameux dessein de la horde des mutilés qu'elle désire tant découvrir, aussi secret soit-il.

Ces émotions mitigées la perturbent au point que la boîte à paroles paraisse le seul réconfort, d’y coller à nouveau une oreille, de guetter un message, un timbre familier ou non alors que le reste du campement, aussi provisoire soit-il, vaque à ses occupations. Les doigts tournent un bouton, cherchent une fréquence, bien qu’Olga ne soit pas douée avec toutes ces machines bizarres. Ce faisant, elle chantonne à nouveau mais d’une voix éraillée et très basse cette fois-ci, ce qui semble être une vieille et drôle de comptine.

"La brodeuse en pince pour un pouilleux

Qui n'a pourtant rien de merveilleux.

Son père veut pour elle un beau mariage

Voilà qu’elle menace de fuir le village

Broderie, brodera…

Et son père, de lui répondre en colère

Mon enfant, tu fais honte à ta mère,

Si tu persévères, nous irons voir la sorcière..."

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