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Les Forêts Mentales, groupe Orchidée

Scène libre : Aventure

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RP posté le

"Crevinrognodidjù !" s'escrime un homme sous la carlingue de ce qui fut autrefois un camion aux couleurs camouflages. Marrant comme dans cette partie du monde, on trouve plus de chariot militaire que civils. Et dans un élan volontaire, fracasse l'obstacle de son arme improvisée, et obtenir les fruits de son labeur sous la forme d'un liquide noir et visqueux tombant à gros bouillon sur ses traits austères.

Il tousse.

"Pfouah, de l'huile. J'pouvais pas rêver meilleure douche pour tomber malade, erk."

Alors il se laisse rouler hors des quatre fers mécaniques, s'époussetant sa combinaison délavée aux couleurs de l'ancien monde. Faut dire qu'ici, les habitudes sont comme des mauvaises herbes, elles ont la vie dure. Et cette parodie de la société d'avant qui lui sert de foyer le sait très bien. Organisant leur vie comme une horloge à coucou, le régime de Belgrade a beau préserver les apparences, il sait.

Il sait que l'or noir va manquer. Que la poudre noire va manquer. Que le cuivre va manquer. Bordel. Si on l'écoutait, il foutrait le feu à cette botte de paille et y passerait l'aimant. Peut-être qu'enfin cette aiguille sortirait des braises. Il sait même que quand bien même son p'tit bijou fonctionnerait, qu'il pourrait pas avancer droit sans se prendre un arbre en pleine poire. Mais c'est la clé, il le sait sans le savoir.

Mais allez dire aux patrons qu'il faut claquer toute la thune dans une bombe incendiaire, quand il peine à protéger les récoltes d'une végétation hostile ?
Ouais, l'échec garanti, on est pas des animaux. Parait. C'est curieux quand on y pense, les lynx ont une bonne vue, parait.

Il s’époussette du liquide végétal. Probablement. La nature est bonne que comme carburant, et même là elle trouve le moyen de coller et de s'immiscer partout. C'est écœurant.

Pendant ce temps, une radio crachote des machins de bouseux perdu au fond de la forêt. Une affaire de dents qui se déchaussent, et de vielles peaux. Puis le silence. Le silence. Té, c’était bien la peine de mettre un fond sonore s'il est pas foutu de faire son taff.

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