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Les Forêts Mentales, groupe Orchidée

Scène libre : Aventure

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RP posté le

Clopin-clopant, Olga suit depuis longtemps déjà le palanquin qui cahin-caha s’éloigne parmi les rares landes désolées, parmi les squelettes noircis des arbres aux branches décharnées qui n’ont que faire de prier les sinistres cieux. Si l’orage gronde au loin, cela ressemble aux bruits des armes et des mines au point de ne plus faire la différence.

Plic-ploc. La pluie fine et acide cesse doucement de tambouriner. Peu à peu s’estompe la musique discordante sur les toits des quelques carrioles, et des vieilles bâches d’infortune.Un vague sourire grimaçant aux dents gâtées accueille pourtant avec satisfaction un nouvel assemblage de points. Se croisent et s’entrecroisent les fils pour former un motif sibyllin sur de vieux morceaux d’étoffes jadis récupérés sur les morts sans marchander, car après tout ils n’en ont plus l’utilité.

L’ours et le lynx entourent un trèfle étrange comme celui de la vieille pancarte mangée par la rouille. Elle croit les avoir rêvés ; peut-être même avoir entendu des voix parler quelque part dans ses pensées comme souvent sans jamais oser répondre, là où les mots sont souvent les moins compliqués. Connaît-elle d'ailleurs encore le son de sa propre voix ?

À moins que ce ne soit la boîte à paroles entre grésillements et bruits blancs ? Un des mutilés en garde une, la faisant parfois crachoter ; quoique bien plus souvent qu’il n’oserait l’avouer… Cela intrigue beaucoup la petite boiteuse parce que dans cette boite justement, les étrangers ne semblent rejeter personne.

La créature autrefois faite femme se relève enfin après moult efforts, se dandine légèrement d’un pied sur l’autre pour manquer de choir dans la foulée. Deux bots pieds dont les orteils s’embrasseraient presque, surplombés par des jambes arquées que déséquilibre tout autant un dos légèrement bossu. Olga aimerait encore croire qu’elle danse plus qu'elle ne marche, comme cette minuscule et fragile statuette rapidement entraperçue durant un long périple, cachée dans une autre petite boite qui ne parle pas, mais jouerait prétendument de la musique. Objet diabolique ou mystique ?

Qu’importe. Ses narines se plissent. Olga hume l’air vicié, tout en se rapprochant péniblement du fameux émetteur…

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